Hier, par un bel après-midi d'automne ensoleillé, j'invite ma mère de 82 ans, à aller au magasin la Baie. Elle choisit un pull bleu wedgewood qui lui va à ravir avec ses cheveux blancs. Puis, deux pantalons, où dans la salle d'essayage, je prends le temps de mesurer avec des aiguilles, la longueur à couper. Au moment de payer à la caisse, ma mère me chuchote: je vais devoir aller à la salle de bain. Il n'y en a pas au rez-de-chaussée. Nous devons nous rendre au deuxième étage.
Je la tiens par la main, elle est toute fière avec son sac à poignée contenant ses nouveaux vêtements, nous sommes heureuses. Au moment d'emprunter l'escalier mobile, elle manque la première marche et hop! Elle tombe sur le dos pendant que l'escalier continue à rouler. En tentant de la retenir, elle m'a entraînée dans sa chute. Moi je tombe sur les genoux, sur une marche striée, en acier. Il y a du sang sur ses vêtements neufs et aussi sur ceux qu'elle porte. Je crie: arrêtez l'escalier! Trois femmes se portent à notre secours et l'une réussit à remettre ma mère sur pieds. Nous continuons notre montée de peine et de misère, sous le choc. L'une des femmes me dit: le garçon vous a-t-il remis votre porte-monnaie? Avec stupeur, je constate qu'il a dû glisser de mon sac à main, au moment de ma chute. Il a disparu. Et le voleur aussi.
Deux personnes à l'emploi du magasin nous rejoignent et nous amènent à l'infirmerie, une pièce minuscule. Questions d'usage, pansements pour ma mère sur les ecchymoses et déchirures aux doigts, au bras et à la jambe. Je réussis à garder mon sang-froid et je cache à ma mère le vol de mon porte-monnaie pour ne pas ajouter à son inquiétude. Mais je suis en état de choc. J'ai de la peine comme une maman qui vient de voir son enfant se blesser...
Je la ramène chez-moi, sans mon permis de conduire, je lui refais ses pansements, je lave son linge taché de sang puis, elle veut aller à son appartement. Elle part fragile, accompagnée de mon époux adoré. Et je m'astreins à annuler mes cartes de crédit par téléphone. Je n'en reviens pas que quelqu'un ait profité de la situation, de notre malheur. Je publie un statut résumant cet ... accident sur Facebook. Mes amis écrivent des messages de compassion.
Ce matin, je téléphone à ma mère. Elle a la voix cassée. "J'ai pas dormi". Moi non plus. Je tente de la rassurer tant bien que mal. Mon amie Pierrette vient me chercher et me conduit à un point de service pour renouveler mon permis de conduire et ma carte d'assurance maladie. Le fait de verbaliser la séquence des événements avec elle, m'aide à amoindrir la catastrophe. Puis, en après-midi, je rappelle maman. Sa voix est revenue! Je lui dis: ça aurait pu être pire maman, nous sommes chanceuses. Elle me répond: Oui ma fille, on tombe et on se relève... Que je l'aime! Que je la trouve solide!
Et en début de soirée, un appel de Postes Canada: ¨ Madame Massicotte, j'ai une bonne nouvelle pour vous, j'ai votre porte-monnaie!" Je suis émue, sans mots. Je viens tout juste d'aller récupérer mon porte-monnaie, avec tout son contenu sauf l'argent liquide, bien sûr. Danny me raconte qu'un citoyen a trouvé mon objet volé, perdu, et l'a remis à un facteur. J'apprends que si on trouve un porte-monnaie et qu'on est une personne honnête, la chose à faire est de le remettre à un facteur ou de le jeter dans une boîte de Postes Canada. Ma carte d'affaire avec mon numéro de téléphone étant bien en vue en ouvrant mon porte-monnaie, a accéléré les choses.
Au retour, j'ai appelé maman, lui disant : "J'ai une bonne nouvelle que je te raconterai demain en allant te voir". Elle me dit: "Oui? J'ai hâte! ¨ Et je lui raconterai tout.
Je l'entends déjà me dire: Tout est bien qui finit bien. Mais surtout, la confiance sera revenue et à nouveau elle voudra m'accompagner au magasin...
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mardi 9 octobre 2012
mercredi 22 février 2012
Facebook, un mal nécessaire?

Pourquoi être sur Facebook et ne pas y inscrire des infos ou commenter celle des autres? Souvent je me pose cette question, moi qui aime tant communiquer, chercher, lire et partager du contenu. Appelons - les: espions silencieux ou encore les adeptes du voyeurisme. Ils viennent fouiner et n'ajoutent jamais rien. Il y a aussi ceux qui se servent de ce média social pour leur promotion ou celle de leurs clients. Et la confrérie de ceux qui ne s'adressent qu'à un cercle fermé, composé d'amis nombreux qui ressemblent à des fans, qui aiment et approuvent tout et son contraire. Et j'allais oublier: ceux qui sont trop présents, qui polluent notre babillard aux deux minutes!
Récemment, j'ai été absente de Facebook pendant trois jours, alitée par un gros rhume. Au retour, je consulte ma page, ayant hâte de voir ce que j'ai manqué... mais quoi? Je constate qu'il y a beaucoup de babillage, je lis et je ne retiens rien ou presque... Tous ces gens qui bavardent pour dire que tel sujet ne les intéresse pas! Et je me branche sur mes sources, j'écris des statuts variés et peu de gens réagissent. Non mais pourquoi tu es dans ma liste d'amis si tu ne me parles jamais?
Je pense que j'ai trouvé quelques réponses. À l'image de notre environnement social et de la nature même d'internet, tout est instantané. Nous sommes à l'ère du: je survole l'information et je la jette. Je l'ai lu il y a 30 secondes, c'est déjà vieux et périmé. Il y a aussi que ça prend plus de temps pour écrire des statuts qu'on souhaite intéressants, pour réagir et commenter, que de
simplement parcourir le mur... Puis, la peur. Peur de déplaire, peur de créer une polémique, peur d'être blessant ou blessé, peur de ne pas être à la hauteur des autres, qui semblent si au courant de tout et qui possèdent la vérité!
Je persiste à croire que Facebook a beaucoup de qualités et que sa richesse est proportionnelle à la diversité de nos amitiés. Que ce média social est utile, ne serait-ce que pour joindre nos amis rapidement, peu importe où on est, sans arriver comme un intrus, ce que la sonnerie du téléphone me donne parfois comme impression. Mais la communication à sens unique, non merci.
lundi 18 janvier 2010
Mon blogue, quelle richesse!

J'ai un an! Je tiens ce blogue depuis un an déjà. Oui j'en suis fière. Il m'a permis d'apprendre tellement. Depuis mon premier billet http://lebloguedediane.blogspot.com/2009/01/bienvenue.html, je me suis familiarisée avec ce que j'appelle la quincaillerie. Afficher une vignette pour que vous puissiez devenir membre, une autre pour recevoir chaque nouveau billet dès publication par courriel ou par fil RSS, réussir à acheminer une photo pour illustrer un texte et surtout, installer la fonction commentaires. Sans vouloir vous flatter, ce sont vos commentaires qui sont la source de ma motivation. C'est un signe que je suis lue. Et vos remarques enrichissent mes billets!
Quel plaisir d'écrire et de publier soi-même, en cliquant sur le bouton publier! À chaque fois, j'ai comme un frisson. Je me demande si le sujet saura vous intéresser. J'ai écrit sur une variété de sujets, ce qui peut être perçu comme un défaut ou dérouter. À ma première présence à un Yulbiz, le plus important regroupement de blogueurs au Québec, chacun me demandait: c'est quoi ton blogue? J'étais incapable de le résumer. Je ne veux pas me spécialiser, à l'ère où la niche fait foi de tout... Je veux garder carte blanche, libre d'écrire sur tout sujet qui m'interpelle, libre aussi de toute publicité. Je n'ai pas un objectif d'affaires! Je ne fais pas ici de marketing. Je ne suis pas une spécialiste en informatique, ni en cuisine, ni en plantes et jardins. Je revendique la polyvalence. Pour moi, le blogue est un outil de conversation entre vous et moi, en toute confiance et transparence. À propos, certains blogueurs se plaignent de recevoir des commentaires haineux. Je suis privilégiée, tous vos commentaires sont respectueux sans pour autant être insignifiants. Oui je me vante d'avoir une qualité de lecteurs!
Mon blogue m'a aussi permis de découvrir la communauté des blogueurs. J'y trouve une solidarité, une sorte de famille web choisie... qui s'est ajoutée à mon cercle de Facebook et de Twitter. Tout ça m'aide à partager, à interagir, à m'inspirer et... à me souvenir. Et à rester branchée, à avoir l'impression de vieillir moins vite!
Alors chers amis, vous êtes à ce jour 48 membres actifs sans compter tous mes lecteurs invisibles. Je vous remercie tous du fond du coeur pour votre appui et vos encouragements. Un blogue évolue, il est parfois plus léger, plus lourd, au gré du temps, comme la vie. Quel sujet vous a le plus intéressé? Si je me fie aux commentaires reçus, celui titré Mon dernier repas http://lebloguedediane.blogspot.com/2009/12/mon-dernier-repas.html, vous a touché davantage. J'espère d'ici l'an prochain, que vous serez tous là, avec quelques frères et soeurs nouveaux... Quant à moi, je m'engage envers vous à garder ce blogue ouvert, bien en vie comme un enfant de un an qui marche, qui rit et qui parle!
mercredi 7 octobre 2009
ÇA M'ÉNERVE! Chapitre 1...
Je ne sais plus combien de listes j'ai dû dresser dans ma vie, listes d'invités à titre de recherchiste, liste de contacts en tant qu'attachée de presse, liste de choses à faire, liste de cadeaux à offrir, liste d'épicerie et me voici à rédiger une liste de choses qui m'énervent! Et je sais déjà que ce ne sera pas la dernière. Allons y!
La vendeuse qui me demande "puis-je vous aider" alors que je suis à peine entrée dans sa boutique. Je vire les talons!
Toutes les épiceries qui obligent leurs caissières à répéter mille fois par jour "avez-vous la carte air miles"?
Toutes celles qui mangent n'importe quoi sans grossir et qui font de l'exercice!
Les cheveux qui frisent au lendemain de la visite chez la coiffeuse qui les a raidis.
Avoir un agenda rempli des jours à l'avance et ne plus pouvoir improviser une sortie.
Avoir un bureau submergé et me dire chaque matin que je vais faire le ménage.
Ne pas pouvoir jeter un journal, un magazine, un papier sans l'avoir lu.
Tous les francophones qui twittent en anglais comme si leur lectorat était celui de Oprah.
Ne plus pouvoir acheter les chaussures que j'aime parce que j'ai mal aux pieds.
Ceux qui se demandent à midi 15 si le fait de prendre un café va leur causer de l'insomnie!
Manquer d'espace dans mes 5 garde-robe... La manie de tout garder.
Les télécommandes et leurs pitons trop rapprochés dont 20 sont inutiles!
Les chroniques culturelles télé en direct de... On n'entend rien.
Le culte de la vedette chez les journalistes comme si la signature importait plus que le contenu de l'article.
Tous les amis sur Facebook qui se répandent en éloges entre eux dans le but d'en recevoir à leur tour. Indigestion de la vanité... Ou gourmandise de l'attention.
Tous les frustrés qui commentent sur tout et sur rien avec agressivité et insultes.
Et vous, quelles sont les choses qui vous énervent? En attendant une prochaine liste, je m'en vais me faire un espresso. Le café ne m'énerve pas!
note: si vous cliquez ici, vous allez voir une surprise:
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