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mercredi 30 mars 2011

Mad Men, sous le charme!


À la faveur de la convalescence de mon époux adoré, nous avons découvert cette série américaine, née sur les écrans télé en juillet 2007. Nous avons visionné en rafale les 3 premières saisons, 39 épisodes d'une heure, sur DVD, en version originale avec sous-titres également en anglais. Je suis encore sous le charme de cette oeuvre de création réussie à tous points de vue.

L'action se situe au début des années 1960, dans une agence de publicité sur Madison Avenue, à New-York. Le scénario, les personnages, les costumes et les décors reflètent tout le contexte social de l'époque. On y boit et on y fume allègrement, du matin au soir et partout! Si le goût vous prend de boire un drink ou un cocktail de l'époque, c'est ici. Les femmes sont voluptueuses, misent sur leur féminité, portent des robes fabuleuses au travail comme à la maison et les hommes, vêtus d'un complet veston, cravate et chemise blanche, sont les rois du machisme. Ne serait-ce que pour constater les changements moraux et sociaux survenus depuis, il faut voir cette série. Les années 60 comportaient un climat d'innocence et de liberté qui n'est plus. Il y avait du fun et beaucoup moins d'interdits qu'aujourd'hui. Le politiquement correct n'était pas encore à la mode...

Chaque personnage féminin de Mad Men porte en elle le germe de l'affranchissement qui va mener au féminisme. On casse le moule, lentement mais sûrement, de la femme à la maison, de la secrétaire dévouée aveuglément au patron. Des femmes de caractère qui vont habilement tirer leur épingle du jeu. Elles naviguent entre la vérité et le mensonge, à l'image du monde de la publicité. Ma préférée est Peggy, jouée par Elizabeth Moss, qui d'ingénue, va évoluer dans ce monde d'hommes en laissant libre cours à son ambition et à son talent. Sans aller dans le lit très occupé du personnage central, Don Draper, directeur de la création à l'agence, joué par Jon Hamm.

Cette oeuvre riche, touffue, à la direction artistique impeccable est sortie de la tête créative de l'auteur Matthew Weiner. C'est lui la source, accompagné d'une équipe de production formidable. La saison 4 est disponible depuis hier sur DVD et le coffret me regarde sur mon bureau, cadeau de mon époux adoré. Mais voilà que la saison 5 est en péril. Le diffuseur, AMC, voulant faire encore plus d'argent, exigeant de l'auteur de couper 2 pages et 2 personnages à chacun des épisodes, afin de pouvoir ajouter 2 minutes de plus de publicité. M. Weiner refuse et il a raison. On verra où les négociations mèneront...

Mad Men est diffusé depuis janvier en français sur Télé-Québec. La saison 2 le sera cet été, la 3 à l'automne et la 4 à l'hiver prochain. Pour ma part, je regarderai ce week-end la saison 4 avec ravissement. En attendant, je vais aller voir si Don Draper m'a laissé un message sur Twitter!



lundi 7 mars 2011

Féminisme: qu'est-ce qu'on a gagné?


Le 8 mars 2011 marque le centième anniversaire de l'internationalisation de la Journée des femmes. Encore aujourd'hui sur la planète, des femmes sont exploitées. Il y a encore ici et ailleurs de la violence domestique et familiale, qu'elle soit physique, verbale, psychologique.

Cependant, chaque jour, on peut constater que les acquis obtenus par les femmes bénéficient aussi aux hommes. Nous n'en sommes plus au dénigrement ni à la confrontation. Mais sommes-nous assez vigilantes?

Je suis de la génération qui a dévoré les livres de Marilyn French (Toilettes pour femmes), de Benoîte Groult ( Ainsi soit-elle), de Elena Gianini Belotti (Du côté des petites filles), de Germaine Greer ( La femme Eunuque) et autres. Ils sont dans ma bibliothèque, aucune des jeunes femmes que je connais n'étant intéressée à les lire... Ces jeunes femmes se doutent du chemin parcouru par leurs aînées mais ne se sentent pas concernées. Elles sont trop occupées à gagner leur vie tout en élevant leurs enfants entre deux aller-retour à la garderie. De la femme cuisinière, ménagère à temps plein, il y a maintenant la femme ¨libre¨ de courir! Elles ont les moyens d'aller au restaurant 3 soirs sur 7, d'acheter des mets préparés, de porter quelques vêtements griffés, de s'offrir les meilleurs produits de beauté ou des séances de botox. Cela n'empêche pas qu'elles soient toujours utilisées comme "pitounes" dans les publicités. Elles continuent de parader dans les défilés de mode, sur des talons toujours plus hauts qui donnent mal aux pieds. Avec un corps filiforme qui donne une image décharnée. Même si la haute couture compte maintenant des femmes comme designer de renom!

Il y a aussi des hommes pour dire que le féminisme est un piège... C'est certain que d'être passée de victime à guerrière ne s'est pas fait sans heurts. Beaucoup de couples n'ont pas résisté à ce tsunami.

En visionnant récemment la série Madmen qui se déroule dans les années 60 à New-York, j'ai pu mesurer que des choses ont changé dans les rapports entre les hommes et les femmes. J'y reviendrai dans un prochain blogue. Ce qui n'a pas changé: les hommes ont besoin des femmes et vice-versa...

jeudi 6 mai 2010

Une mère pas comme les autres


Ce dimanche, on soulignera La Fête des Mères. Pour certaines personnes avec joie, pour d'autres avec tristesse. Pour plusieurs, c'est une obligation de plus imposée par le calendrier ou un rappel douloureux de celle qui s'est absentée, comme le dirait Claude Léveillée.

Ce ne sera pas ma fête, je n'ai pas eu le privilège d'être mère. Mais j'ai encore la chance d'avoir la mienne, une toute nouvelle octogénaire. Je dois dire que j'ai été plus souvent qu'autrement, la mère de ma mère, dû à des circonstances de son état de santé. Quand j'étais enfant, j'étais jalouse de mes amies qui parlaient sans cesse de leur mère comme étant un être parfait. Moi je me taisais. Par pudeur. Aujourd'hui, je sais du plus profond de mon âme, combien ma mère est unique. Quoiqu'il arrive, le lien entre une mère et son enfant est indéfectible. La mienne est faite de courage, de joie de vivre malgré tous ses malheurs, d'une générosité sans bornes. Longtemps, j'ai voulu me distancier d'elle. Je dois maintenant reconnaître combien je lui ressemble. Jusque dans le rire et les intonations de voix. Je sais d'où je viens. Et cela donne un sens à ma vie.

Comme le disait si justement Céline Dion, http://www.celinedion.com/celinedion/français , en entrevue avec Jessica Robertson le 25 avril dernier, au sujet de la maternité. " Ça ne vous transforme pas - ça donne un sens à votre vie. Toute ma vie j'ai été au service de ma voix. Quand j'ai eu mon fils, ça m'a donné un sens, c'est la meilleure récompense que je n'ai jamais eue. Quel grand sentiment j'ai ressenti - je me suis sentie grande, forte, gagnante... J'ai eu l'impression d'avoir une énorme responsabilité. Chanter est un réel plaisir et c'est amusant, mais ce n'est pas important. Élever un enfant est extrêmement important, c'est la plus grande responsabilité que l'on puisse avoir."

Elle est comblée Céline. Elle n'a pas eu à choisir entre la carrière et la famille. Elle a la chance d'avoir les deux. Comme de plus en plus de femmes. C'est l'une des retombées du féminisme, il ne faudrait pas l'oublier!

Note: Comme vous le savez, chers lecteurs fidèles, j'ai été coupée du monde, occupée à écrire une biographie dans ma mine de sel. Je vais maintenant aller voir le monde. Je pars en vacances pour me déminer! Je vous retrouve ici en juin. Oui je vais m'ennuyer de vous, croyez-moi. Oserais-je dire que mon blogue est un peu mon enfant?