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lundi 1 février 2010

Le party des fumeurs!


Les fumeurs forment un réseau solide. Un genre de pacte, d'esprit de solidarité les unit comme pour se protéger de la haine et du mépris, de tous ceux qui sont pour la santé et contre la mort.
La cigarette a fait que j'ai rompu avec des amis. Elle fut le prétexte ou le symptôme d'une amitié malade. Elle est la cause de nombreuses situations désagréables et tout autant d'occasions de plaisir!

Parmi mes amis fumeurs, il y a un couple dont les partys sont les plus courus! Nous sommes pas loin d'une cinquantaine à accepter leur invitation au temps des fêtes comme en période estivale. Ils sont d'une hospitalité exemplaire, la bouffe et le vin abondent, la musique y est omniprésente et les fumeurs y sont en majorité. Au-delà de l'amitié, je pense que c'est leur joie de vivre qui attire autant les gens. On sait que là, on y sera bien, qu'on n'entendra pas les discours prêchi-prêcha, on est assuré d'avoir du fun! On n'entend jamais le non fumeur, conjoint d'un fumeur, se plaindre...

Parmi mes amis non fumeurs, la majorité m'accepte ou me tolère gentiment. Ils m'aiment comme je suis, assez pour endurer que je fume dans leur maison. Ceux-là, ils ont vraiment passé le test de l'amitié à toute épreuve. Des fois, en silence, je les aime plus que les autres!

Et puis, il y a un petit cercle, plus hypocrite. Ils sont heureux de venir chez-nous, j'ai le droit de fumer chez-nous en leur présence (!) mais leurs invitations sont plus rares. Je ne suis pas dupe et je respecte leur allégeance. Mais l'hypocrisie me pue au nez. Et la plupart sont des ex-fumeurs. Je les comprend. Ils sont encore en état de manque, ils aimeraient tellement fumer encore. Mais ils ont fait tant d'efforts. Ils ont pris du poids. Leur frustration fait que leur tolérance est à zéro. À chaque fois qu'ils voient une publicité anti-tabac à la télé, le déclic se fait. Ils ont envie d'une cigarette!

Récemment, je suis allée à Las Vegas. Sauf à l'intérieur des restaurants, on fume partout. Dans les casinos, dans les bars et bien sûr, sur la rue et terrasses. Il y a longtemps que je n'avais vu autant de gens fumer. Je soupçonne même les non fumeurs de s'acheter un paquet de cigarettes pour faire semblant... C'est dur de résister à la majorité!

Ma coiffeuse me racontait la semaine passée, qu'elle ne fait plus de partys de famille. Lors de son dernier party de Noël chez-elle, une nièce a décrété que personne ne pouvait fumer. Ma coiffeuse, une ex-fumeuse, ne l'a pas pris. Pas question que les gens aillent fumer dans le garage non chauffé, avec la fenêtre ouverte ou sous la hotte de cuisine qui fait du vacarme. La nièce aussi est une ex-fumeuse, qui fume encore du pot en cachette. Y a t-il encore des gens qui font la loi chez les autres? On dirait que oui.

Voilà où mène l'idéologie conservatrice: répression et abstinence. Moi je suis du côté de la souplesse et du plaisir. J'ai même un feu de foyer!


mardi 30 juin 2009

Déménager ou rester là...

Ouf! Le 27 juin est passé... Pour moi c'est une date fatidique. Je suis déménagée 3 fois un 27 juin! Sans l'avoir souhaité.

Il y a 15 ans, je quittais mon Québec et Montréal pour Toronto, où j'ai compris ce que c'était que d'être minoritaire dans mon supposé pays. Have a nice day... Your English is better than my French...

Trois ans plus tard, je reviens chez-nous. Un peu décalée. Il y a encore des amis qui ont maintenu le contact malgré la distance, d'autres en ont profité pour me trahir. That's life.

Je me réinstalle, entreprend des rénovations importantes, me trouve une job en édition grâce à mon amie Carole. Moins de deux ans plus tard, encore un déménagement le 27 juin 1999. Je quitte ma ville tant aimée pour la banlieue. J'y suis et j'y reste.

Le déménagement, ça me traumatise. Pour vous, je ne sais pas mais moi c'est à chaque fois une petite mort. Il faut non seulement trier, classer, jeter et mettre en boîte mais c'est surtout dire adieu à une vie qu'on trouvait confortable. Et il y a l'espoir d'une vie meilleure... À chaque fois.

Oui on peut améliorer son sort mais il n'en reste pas moins qu'on laisse derrière des souvenirs, des lieux, un décor, des objets, des moments de vie et... des années. Un peu de notre jeunesse.

Il y a mon amie, Nicole, qui n'est jamais déménagée! Je l'envie. Pour elle aussi le temps a passé mais elle a toujours les mêmes repères, les murs peuvent lui parler tant tous les instants de bonheur et de tristesse y sont imprégnés. Il y a là quelque chose de rassurant, qui résiste au temps justement.

Faut dire que je suis une ramasseuse. J'ai encore mes souvenirs de première communion, mes premiers bulletins de la petite école, mes cartes d'anniversaire à 5, 6 et 7 ans de ma grand-mère adorée. Un psy dirait sûrement que je suis une insécure impossible à traiter. Je m'en fous, j'ai besoin de savoir que c'est là. Mais ça prend de la place, de l'espace. Pourtant, je sais aussi que se départir de choses plus ou moins essentielles crée un vide à remplir et que c'est bénéfique. Voulez-vous bien alors me dire pourquoi il suffit que je jette un papier pour en avoir besoin 2 jours plus tard?

Je ne sais pas quand sera le prochain déménagement. Ni dans quelles circonstances. Par obligation de santé ou financière? Tout ce que je souhaite c'est que ce soit le plus tard possible... J'ai tellement de ménage à faire!